
Green Boys pourrait être un « Petit Prince » du millénaire de l’exil. Alhassane, 17 ans, a quitté la Guinée et arrive seul en France après un éprouvant périple. Accueilli dans un village en Normandie, il rencontre Louka, 13 ans. Entre les deux garçons une amitié naît et s’invente jour après jour. Ce qui les sépare les lie tout autant que ce qui les unit. Durant l’été, ils construisent une cabane sur la falaise qui surplombe la mer. Comme une zone de liberté, elle sera un lieu secret de l’enfance et le refuge des blessures.

Viril·e·s est une invitation à penser – sur un territoire donné, la Corse – le mythe du féminin et celui de la virilité. Dans Viril·e·s il y a des hommes virils, des femmes qui aiment ça, des jeunes filles revoltées, des garçons qui roulent des mécaniques, et plein de gens qui se posent des questions.

Depuis 2015, la chorégraphe Nadia Vadori-Gauthier danse chaque jour avec la ville, les gens, les matériaux, les environnements. Ses danses parfois traversées d’échos de la violence de l’actualité, distillent une douceur infinitésimale dans les espaces du quotidien. Ce geste poétique et engagé déplace le regard, invitant à rêver autrement le monde.

Après 25 ans passés en France, Bojina retourne en Bulgarie avec un soupçon vertigineux : et si sa famille avait collaboré aux services secrets du régime communiste ? Caméra au poing, elle embarque ses parents dans une quête effrénée qui menace de tourner à la catastrophe. Dans son obstination à trouver la vérité, elle se voit dépassée par ses propres méthodes qui ressemblent étrangement à celles du passé. Une odyssée tragico-comique qui mélange le film d’espionnage et le film de famille.

Aujourd’hui que je suis devenu un homme, comme mon père, je vais à sa rencontre pour savoir ce qui le retient à l’étranger depuis ces nombreuses années sans donner de nouvelles, sans subvenir aux besoins de ses enfants, de sa femme, sans revenir…

Il y a plus de 20 ans, Lindy Lou a été appelée pour faire partie d’un jury. Depuis, la culpabilité la ronge. Sa rédemption passera-t-elle par ce voyage qu’elle entame aujourd’hui à travers le Mississippi, dans le but de confronter son expérience à celle des 11 autres jurés avec lesquels elle a condamné un homme à mort?

Le 10 juin 1968, des étudiants en cinéma filment la reprise du travail aux usines Wonder de Saint-Ouen. Une jeune ouvrière en larmes crie, dit qu’elle ne rentrera pas. 1997 : le réalisateur Hervé Le Roux part à la recherche de cette femme en rencontrant d’anciens ouvriers, militants et syndicalistes, en leur donnant la parole. Cette enquête amoureuse et cinématographique, quasi obsessionnelle, va dérouler un pan d’histoire enfoui.

Phong, benjamine d’une famille de six enfants, a grandi dans une petite ville au centre du Vietnam. Depuis son plus jeune âge, elle s’est toujours considérée comme une fille prise au piège dans un corps de garçon. Lorsqu’à vingt ans elle rejoint Hanoi pour entrer à l’université, elle découvre qu’elle n’est pas l’unique personne à vivre cela. Caméra au poing, Phong décide alors de vivre en accord avec elle-même et amorce une métamorphose qui l’amène à affronter les peurs de sa famille, à éprouver la valeur de ses amis, puis à découvrir, telle une adolescente, les jeux de séduction et la sexualité… Le film accompagne Phong au plus près jusqu’à son ultime décision : doit-elle subir une opération chirurgicale de réattribution sexuelle ?

Comment faire en sorte que pédagogie rime avec plaisir de transmettre ? Comment des jeunes exclus du système éducatif, des « décrocheurs », peuvent-ils devenir des êtres créatifs, désireux d’apprendre ? Edgar Morin et le réalisateur trouvent des réponses concrètes en découvrant des expériences vivifiantes, en allant au contact des élèves et des équipes éducatives. Enseignez à vivre ! met en perspective les idées d’Edgar Morin sur une autre éducation possible et des pratiques innovantes dans cinq établissements publics : la créativité et la vitalité des jeunes font écho à la pensée complexe et généreuse du philosophe.